11.7.05

Tour du Mont Blanc J4 - Refuge Elisabetta> Col Chécroui> Courmayeur>Refuge Bertone


Notre séjour au refuge Elizabetta ne sera pas le meilleur du parcours. Deux services au réfectoire, des parts de lilliputiens alors que cette auberge est desservie par une route et quelques dizaines de mètres d’une confortable piste de 4x4. Ils pourraient faire mieux.


Nous oublions vite cet accueil « moyen » pour découvrir le versant italien du Mt Blanc et surtout l’Aiguille noire de Peuterey (3053 m) sous un magnifique ciel bleu. En ce qui me concerne je découvre également les dégâts causés par le réchauffement climatique. Les glaciers italiens dont les pentes sont plus raides souffrent plus que du côté français. Ceux de la Lée Blanche et du Miage reculent rapidement.

La montée sur l’Arp veille nous donnera l’occasion de découvrir la chaine du Mont-Blance sous un angle inhabituel pour nous savoyard. Mais quelle beauté !

Notre arrivée sur le domaine skiable de Courmayeur, nous permet de découvrir les travaux d’engazonnement des pistes jusqu’au col Chécroui. La perspective de la longue descente sur Courmayeur ne nous séduit peu et nous optons avec plaisir pour une descente en téléphérique.

Nous profitons de notre retour très temporaire dans la vallée pour faire quelques provisions avant de quitter le village par Villaire. Une raide montée de 744 m nous conduira au refuge Bertone, point final de notre journée en 2h.

10.7.05

Tour du Mont-Blance J3-2 Ville des glaciers>col de la Seigne>Refuge Elisabetta ( 2ème partie)




En 727 m de montée, nous atteindrons le col de la Seigne qui marque aussi la frontière avec l’Italie. Avant de redescendre sur un chemin sans difficulté sur le refuge Elisabetta (2258m) ou nous passerons la nuit. Rien d’extraordinaire sur ces passages. Les sommets italiens sont toujours dans les nuages, mais le soleil arrive de plus en plus souvent à les percer.

Cette journée sera la seule journée des ampoules aux pieds. Et j’en ai eu le privilège ! En fait, rien de bien grave cela me donne juste l’occasion d’évoquer ce problème bien connu des randonneurs. Nous avions tous des chaussures ayant de nombreuses heures de marche, conditions indispensables pour éviter des problèmes. Je m’étais protégé les zones habituellement touchées et c’est bien entendu ailleurs que j’ai eu ma seule ampoule de la randonnée. Ampoule que je me suis empressé de percer à mon arrivée au refuge. Erreur ! m’a dit mon médecin au retour, car les risques d’infections son accrus. Je vous laisse en débattre dans les commentaires.


A l’approche du Refuge Elisabetta, mes amies les marmottes ont fait des apparitions de plus en plus fréquentes me donnant ainsi autant d’occasion de leur tirer le portrait.

Tour du Mont-Blanc J3-1 Col de la Croix du Bonhomme (2483M) - Col des Fours (2433m)- Ville des Glaciers (1789M)



A l’aube de ce troisième jour, on sent que la météo évolue favorablement. Les couleurs du ciel, la blancheur de la neige fraichement tombée la veille et l’éclairage rasant des premiers rayons de soleil nous donnent le privilège d’admirer des paysages que mes yeux ne cessent de contempler.


Même les bouquetins se sont approchés du refuge de la Croix du Bonhomme, ce qui ne semble pas être dans leurs habitudes selon le gardien du refuge. Leurs silhouettes se détachent comme des ombres chinoises sur la crête voisine. Nous quitterons cet endroit pour nous rendre en Italie. Nous choisissons de passer par le col des Fours (2716m) afin d’éviter la descente sur les Chapieux. Certains topos ne recommandent pas cet itinéraire en début de saison à juste titre car la descente sur La Ville des Glaciers (1789m) est plutôt abrupte. Donc, si le terrain est glissant soit à la suite de pluies soit par la présence de névés, mieux vaut éviter. Ceci dit, les mules empruntent aussi ce chemin mais il faut bien reconnaître qu’elles ont quatre pattes pour s’accrocher à la pente. Nous avons trouvé également apprécié le fait que ce parcours soit moins fréquenté. Non pas que la présence des mamies en provenance du Japon soit gênante, mais simplement pour être un peu plus en communion avec la nature. Car il n’y pas que dans le tunnel qu’il y a surcroît de passage. Les chemins du TMB semblent aussi populaires que certaines avenues piétonnes de nos centres villes. Les refuges sont également des lieux où il vaut mieux réserver sa place des mois à l’avance. Dans notre cas, Jean-Marc s’était chargé de cette tâche dès le mois de mai. Trop tard pour certains refuges ! Nous avons du adapter notre parcours en fonction des disponibilités.

Revenons à notre itinéraire. Nous étions dans la descente du Col des Four où un seul névé résistait encore à la chaleur. Partis à 8h du refuge, nous étions aux environs de 11h dans le chalet d’alpage de Ville des Glaciers. Cette halte initialement prévue pour nous ravitailler en Beaufort nous a permis de prendre une leçon de fabrication de cet excellent fromage. Savez-vous par exemple que le petit lait contient encore 10% de crème. Et que bien entendu, les fromagers récupèrent cette crème pour en faire du beurre.

9.7.05

Tour du Mont-Blanc J2- Les Contamines>Col de la Croix du Bonhomme (2483M)

La pluie a cessé pendant la nuit, mais les nuages sont encore là ce matin. Nous allons donc attaquer les choses sérieuses avec une montée de 1119 m jusqu’au Col du Bonhomme et refuge du même nom. Le temps d’une photo de la chapelle initialement construite au XIIème siècle au fonds de ce vallon, je me demande comment le clergé de l’époque opérait pour mobiliser les fonds et les forces nécessaires pour construire de tels édifices au milieu de nulle part.


Oubliant cette période d’évangélisation intense des pays de Savoie, nous nous prêtons à rêver d’Anibal dès le départ de la voie romaine. Car nous suivons les traces des romains qui empruntaient cette route du sel le long du tumultueux torrent du Bon Nant. Le rythme cardiaque s’accélère immédiatement car la pente est raide au début. Celle-ci nous emmènera jusqu’au chalet-hôtel du Nant-Borrant (1460m).

Le chemin devient ensuite beaucoup aisé, jusqu’au dernier névé avant la dernière côte qui nous permettra de déboucher au col du Bonhomme balayé par le vent. Les nuages sont toujours là. Dans une certaine mesure je les apprécie car ils contribuent à faire baisser la température et je m’en porte que mieux pour tirer mes 95kg (plus le sac) sur ces sommets.

Petit détail technique, je marche avec un cardiomètre afin de pouvoir être en mesure de réguler mon rythme cardiaque et surtout éviter de me mettre dans le rouge. A 56 ans, je ne dois en théorie pas dépasser 144 pulsations minutes faute d’engendrer une fatigue excessive. Alors dès que j’atteins ce niveau, il suffit que je ralentisse un peu. Mais dans les montées que cela soit à pieds ou en vélo, j’ai l’impression que mon corps ressemble à un boulet ou une ancre marine qui me colle au sol. Autant vous dire que je suis arrivé au sommet du col à 145. Pour cette première étape de montée nous étions dans les temps annoncés par les panneaux. Temps en général callés sur une capacité de montée de 300m/heure. Nous reviendrons sur ces données.
Demain sera autre chose !...

8.7.05

Tour du Mont-Blanc J1- Les Houches>Les Contamines

Chamonix, Vendredi 8 juillet 2005 -Sans rentrer dans trop de détails, nous avons passé notre première nuit dans un camping car garé aux Bossons. Ma nuit à largement été perturbée par le bruit incessant des camions qui se rendent à la plateforme d’accès au tunnel du Mont-Blanc. Ces quelques heures dans la vallée de Chamonix m’ont permis de comprendre les raisons du combat des habitants pour trouver une alternative au transport routier des marchandises. Bref, en ce qui nous concerne nous voilà parti pour 7 jours et ce n’est pas le temps plutôt couvert qui pourra nous arrêter. Nous sommes donc deux familles avec trois ados et de gros sacs sur le dos.

La première partie de cette première étape qui doit nous conduire aux Contamines sera aisée car nous empruntons le téléphérique des Houches pour la modique somme de 9 Euros par personne ! Nous découvrons un peu tardivement qu’ils pratiquent des prix pour des tribus de notre style et nous renégocions donc nos tarifs afin de gagner quelques Euros.

Au sommet les nuages se font vraiment menaçants. Nous abondons donc l’idée de faire la variante par le col du Tricot pour rejoindre directement Les Contamines par le col de Voza, Le Fioux, Tresse. A midi, la pluie nous rejoignais et nous donnais a peine le temps de trouver un abri pour sortir un morceau de tomme et saucisson de nos sacs. Sacs qui s’avèrent lourds pour les femmes du groupe. Le miens faisait 12kg au départ, celui de ma femme probablement une dizaine de kilos. C’est toujours un problème de choisir entre le minimum et le confort d’un parapluie dans mon exemple et d’une corde de 5mm qui est depuis de nombreuses années un peu mon assurance vie. Mon Nikon et son téléobjectif sont également une source non négligeable de ce surpoids. Les médecins du sport préconisent un poids de charge qui ne devrait pas dépasser 7% du poids du corps de la personne pour éviter tout problème ligamentaire et bien entendu musculaire.

Chantal, avait des inquiétudes avant le départ pour un genou défaillant. He bien, le genou en question n’ira pas plus loin que Les Contamines où le médecin de service lui donnera aucun espoir. Félix (10 ans) restera solidaire de sa maman et profitera malicieusement de la voiture qui les ramènera à Chamonix le soir même. Pour notre part, le dortoir du camping du Pontet à Notre Dame de la Gorge sera notre étape. Je vous recommande la croûte au fromage du resto voisin, elle y délicieuse.

Demain fera l’objet d’un autre billet….

6.7.05

Tour du Mont-Blanc en 7 jours

Avec ce billet je commence la publication des résultats de notre Tour du Mont-Blanc en 7 jours que nous avons réalisé entre le 8 et le 14 juillet 2005 avec deux familles de bons marcheurs. A la fin (nous en reparlerons) nous étions encore cinq: Deux papas, une maman et deux ados de 13 et 14 ans. Nous connaissions pas vraiment le parcours, mais nous en avions fait quelques morceaux. Notre guide à donc été Internet et un topo trés détaillé de la Fédération Française de Randonnée "Tour du Mont-Blanc".

Commençons donc par vous donner quelques détails techniques avec en premier lieu le détai des étapes avec des prix, téléphone et une durée approximative des itinéraires. Ces durées peuvent varier en fonction de votre forme, de la météo et dans certains cas du parcours que vous aurez effectivement choisi pour relier un refuge à un autre. Je vous propose également en téléchargement ici la Check-list (au format excel) utilisé pour préparer cette randonnée.




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