6.9.05

TOUR DE LA TULE - Lac du Mt Charvin 5h 900m

5 septembre 2005 – Toutes les conditions sont réunies pour une belle balade. Aujourd’hui, nous avons choisi de faire le Tour de La Tulle et de rejoindre le lac du Mont-Charvin. 5 heures de plaisir au milieu des alpages ! Un dénivelé de 900 m en plusieurs morceaux et en prime d’arrivée un petit lac comme on les aime dans nos pays de Savoie.

Nous voilà donc partis du Bouchet-Mont-Charvin ou plus exactement de la fin de la route forestière après le lieu dit la Savattaz. (Pour moi une savate c’est une chaussure, alors si quelqu’un peut nous expliquer pourquoi ce lien porte ce nom… ). Contrairement à la grande majorité des randonneurs qui partent pour le Mt Charvin, nous choisissons de passer par les Fontanettes (restaurant) avant de rejoindre l’alpage de « sur le Freu ». L’auteur du petit guide que nous utilisons semble s’être laissé séduire par l’ambiance du lieu. Il fait référence à des marmottes qui semblent déjà s’être endormies. Mais en revanche, nous avons le plaisir d’observer une belette sauter d’un trou de terrier à un autre comme une gamine qui joue à la marelle.

Attention à la descente du passage de sur le Freu. Ce n’est que 150m, mais dans un espèce de chemin qui emprunte de temps en temps le lit d’un ruisseau qui doit couler à la verticale en cas de pluie. Le passage est équipé de câbles, mais mieux vaut y passer par temps sec. Une fois dans la combe du fier nous rejoignons le chemin jeepable du vallon du fier qui nous conduit jusqu’au lac du Mt Charvin (2011m). Durant toute la montée, nous sommes face à cette masse de lapiaz tordue par la nature pour former un sandwich multicouches et surtout le Mont-Charvin (2409m). N’oubliez pas d’aller jeter un coup d’œil sur la chaîne du Mt Blanc depuis l’arrête qui se trouve à quelques centaines de mètres du lac.

Pour le retour, après avoir fait 5 ’ de marche sur le sentier de montée, nous obliquons à gauche pour rejoindre le col des Porthet (2072m). Col qui nous ouvre la porte de l’immense vallon de Marlens. Après avoir longé la crête, bifurquez à gauche. Vous croiserez certainement des randonneurs qui reviennent du sommet du Charvin. Vous pourrez vous arrêter pour une bière (pas très fraîche !) au chalet du Haut-Marlens avant de rejoindre les Fontanettes et votre voiture.

2.9.05

Tour du Mont-Blanc – J7 Champex-le-Lac – Ferme de Bovine – Col de la Forclaz

14 juillet – Nous sommes en Suisse, alors pas de jour férié… La troupe c’est agrandie pour cette dernière étape. Une famille de plus avec deux enfants est venue nous rejoindre. De plus, nous avons considérablement allégé nos sacs, une voiture étant rentrée à Chamonix hier soir. Nous nous sentons beaucoup plus légers. Mon sac ne doit pas faire plus de 7 Kg. Et puis on commence par de la descente, que demander de plus ! Ceci d’autant que le chemin se faufile dans un sous-bois parsemé de chalets d’une remarquable beauté entre Champex d’en Haut et Champex d’en Bas. Les discussions vont bon train. Les ados affinent le grand projet qu’ils ont pour la fin août. (Mais ça, c’est une histoire qui a aussi son blog pour elle seule). La petite famille prend le rythme et les enfants en particulier, gambadent comme des petits chamois en avril. Enfin… jusqu’au pied de la montée de « La Jure ». Car pour une dernière montée, elle est plutôt raide. 300 m de dénivelé heureusement à l’abri de la forêt. A la sortie, nous découvrons non seulement un pâturage de toute beauté, mais également une vue magnifique sur le Valais.

Nous marchons ainsi une vingtaine de minutes pour atteindre les fermes de Bovine (buvette et petite restauration), que nous laissons pour pique-niquer un peu plus haut à Portalo (2049m). Aujourd’hui, c’est Byzance ! Les derniers arrivés avaient prévu un festin avec des petits plats cuisinés et des provisions copieuses.

Les 500m derniers mètres de descente en direction du Col de la Forclaz se au rythme de chacun. Je me laisse « rouler » dans la pente avec les petits chamois, alors que les autres adultes prennent le temps de tailler une bavette savourant les derniers instants de ce Tour du Mont-Blanc.

Nous retrouvons donc Chamonix et la civilisation après 7 jours de marche. Un parcours je compte bien refaire d’ici quelques années.

1.9.05

Tour du Mont-Blanc – J6 Refuge Elena – La Fouly – Champex-le-Lac

13 juillet - 8TMB -Arrivée au Grand Col Ferreth - Le panneau à côté du refuge Elena nous indique 2H10 de montée sur un mur en guise de mise en jambe ce matin ! Rien de bien réjouissant. Bref, nous prenons notre courage à deux pieds et adoptons un pas de sénateur pour rejoindre le Grand Col Ferret (2537m), première étape de la journée. En fait, le sentier largement damé par les sabots des mules se monte bien. Mon cardiomètre à bien frôler les maximums (150 après je laisse descendre le rythme cardiaque ! mais pour vous cela dépend de votre âge et de votre entraînement.). Mais l’agréable surprise fut de trouver les seconds panneaux, ceux indiquant le passage de la frontière suisse et par là même le Grand Col Ferret à 9h10 soit 90’ minutes après notre départ. Nous restons donc dans la norme des randonneurs moyens avec 300m de dénivelé à l’heure (pour être précis dans ce cas :316m). Ceci nous laisse penser que les marques ont été faites soit pour valoriser l’effort des touristes de passage, soit pour garder la clientèle au bar du Refuge !

Notre petit guide de la Fédération Française de Randonnée, nous précise que nous marchons sur les traces de nos antiques ancêtres puisque ce passage est connu depuis cette lointaine époque. Depuis, je ne serai pas surpris d’apprendre que des passeurs de tout poil aient également traficoté entre le Valais et le Val d’Aoste par cette voie.
Mule sur le TMP
Nous voilà donc, en Suisse et je ne sais pas si l’air y est plus pur ou si c’est la perspective d’une arrivée proche j’ai l’impression que ma forme est meilleure que les autres jours. Au cours de la descente, on croise une nouvelle et dernière fois un groupe avec des mules pour transporter leurs bagages. Une expérience sûrement à mettre à profit si vous avez des enfants ou des épaules faiblardes.

Par dignité, nous n’avons pas immortalisé notre séquence humilité, mais je dois dire que j’ai pris une leçon en croisant deux VTTistes. Le premier, 16 ans debout sur les pédales, craque à notre niveau, mais nous avoue être capable de monter à 195 pulsations/minutes… c’est beau d’être jeune ! Mais là n’est pas notre leçon. Car deux cents mètres plus loin, suivait… le grand-père de 65 ans (pas si vieux que ça !) VTT à la main et sueur sur le front. Un super VTT de compétition pour le pépé. Une petite discussion nous laisse découvrir qu’il vient d’Aix en Provence et surtout qu’il a des mollets à faire pâlir Amstrong (sans EPO). Voilà en quoi le Tour du Mont-Blanc est une fabuleuse expérience du sport.

Profitant de ma forme du jour, je me lâche un peu sur la descente en direction de La Fouly que nous atTMB En arrivant à La Foulyteignons un peu avant midi après quelques kilomètre de marche sur une route. Juste le temps d’une pause sandwich et de sauter dans un bus postal pour rejoindre Champex Le Lac. Je ne connaissais pas ce village et son lac. Le soleil baignait la terrasse du petit hôtel du Club Alpin où nous avons pu apprécier une bonne bière avant de retrouver quelques amis venus nous rejoindre pour la dernière étape. Aujourd’hui, nous aurons marché un peu plus de 5h compte tenu du fait que nous avons pris le bus. Comptez au moins trois de plus si vous choisissez de tout faire à pied… et là, a voir la mine de ceux qui l’ont fait c’est une longue étape !

31.8.05

Tour du Mont-Blanc – J5-2 Vallon de Malatra – Refuge Bonatti – Arpnouva – Refuge Elena

Deuxième partie de cette cinquième journée de balade autour du Mt-Blanc. Nous descendons l’agréable Vallon de Malatra qui se présente sous forme d’une large prairie parcourue d’un ruisseau où quelques campeurs lézardent. A L’Alpe supérieure de Malatra (2213m), nous quittons le large sentier du TMB pour une variante à droite du ruisseau. De veilles marques subsistent et les pointillés sont bien visibles sur la carte IGN de randonnée 3630 OT. Nous évitons ainsi le passage au refuge Bonatti et prenons encore un très agréable sentier qui suit la courbe de niveau à partir des quelques bâtisses en ruines marquées comme « Giaé » sur la carte. Ce chemin doit être magnifique fin juin au moment où les rhododendrons sont en fleurs. Nous cheminons ainsi sur environ 2km avant de plonger dans l’étroite vallée du Val Ferret. La descente raide sur Arnuva nous surprend un peu, nous cherchons sur la carte un autre passage qui nous éviterait ces 300m de déniveler, mais rien n’est possible. Un vallon infranchissable barre le chemin. Les jambes deviennent lourdes, le sac encore plus pour la seule femme de l’équipe.

Sur le parking de la vallée, nous retrouvons le groupe de Japonaises rencontré les jours précédents. Elles descendent d’un mini bus affrété par la compagnie des guides de Chamonix. Mais, elles feront quand même les 300 derniers mètres de dénivelé qui nous sépare du Refuge Elena à pieds.

Glacier de Pré BarDurant cette traversée, nous avons eu tout le loisir d’observer ce qui reste du Glacier du Triolet avant de découvrir les vestiges du Glacier de Pré Bar face au refuge. A ce propos, je vous invite à vous attarder quelques instants devant les photos prises à quelques années d’intervalles. Photos que vous trouverez dans le hall d’accueil de ce refuge ultra moderne. Si vous avez des doutes en ce qui concerne le réchauffement climatique, je pense que vous les perdrez en observant cette mutation rapide de lSalle à manger -Refuge Elena TMB Val Ferreta nature.
Val Ferret

Tour du Mont-Blanc – J5-1 Refuge Bertone, Tête Bernada – Col Sapin – Vallon Malatra

13 juillet 2005 - Nous abandonnons, notre ami Lorenzino COSSON le gardien plutôt sympathique du seul refuge (Refuge Bertone) du parcours où seuls les hélicos, les mules et les hommes peuvent apporter les victuailles. Lorenzino est encore l’un de ces vrais montagnards qui vit sa montagne ! Est-ce l’évocation de son amitié avec Yves Pollet-Villard l’ancien maire de La Clusaz mort dans une crevasse sur ce versant italien du Mt-Blanc, ou notre discussion à propos d’une fondation au sein de laquelle Lorenzino milite, toujours est-il que la soirée s’est prolongée autour d’une bouteille de rouge de la vallée. Ça, c’est aussi le Tour du Mt-Blanc ! La rencontre avec les hommes, les histoires de la montagne avec ses joies et ses peines. Bref la vie de tout un peuple à la merci de la nature.

Les premiers 564m de montée relativement raide au début nous ont conduits à la Testa Bernada non en offrant au passage un magnifique panorama sur la face sud des Grandes Jorasses que de petites gouilles reflètent.

Panorama versant Sud du Mt Blanc
astersLa descente sur le Col Sapin se fait au milieu d’un tapis d’Asters des Alpes et d’une multitude d’autres fleurs qui s’accrochent au milieu des caillasses.

Les nuages nous rejoignent à nouveau en fin de matinée. Ils doivent savoir que je n’aime pas la chaleur. Alors même si ils masquent un peu les sommets et s’ils nous gratifient de quelques gouttes, mais vraiment pas de quoi à sortir les ponchos. J’apprécie l’ombre qu’ils me fournissent pour remonter les 264m jusqu’au Pas d’Entre-Deux-Sauts (2524m). Un petit col caillasseux qui nous donne accès au vallon de Malatra.

11.7.05

Tour du Mont Blanc J4 - Refuge Elisabetta> Col Chécroui> Courmayeur>Refuge Bertone


Notre séjour au refuge Elizabetta ne sera pas le meilleur du parcours. Deux services au réfectoire, des parts de lilliputiens alors que cette auberge est desservie par une route et quelques dizaines de mètres d’une confortable piste de 4x4. Ils pourraient faire mieux.


Nous oublions vite cet accueil « moyen » pour découvrir le versant italien du Mt Blanc et surtout l’Aiguille noire de Peuterey (3053 m) sous un magnifique ciel bleu. En ce qui me concerne je découvre également les dégâts causés par le réchauffement climatique. Les glaciers italiens dont les pentes sont plus raides souffrent plus que du côté français. Ceux de la Lée Blanche et du Miage reculent rapidement.

La montée sur l’Arp veille nous donnera l’occasion de découvrir la chaine du Mont-Blance sous un angle inhabituel pour nous savoyard. Mais quelle beauté !

Notre arrivée sur le domaine skiable de Courmayeur, nous permet de découvrir les travaux d’engazonnement des pistes jusqu’au col Chécroui. La perspective de la longue descente sur Courmayeur ne nous séduit peu et nous optons avec plaisir pour une descente en téléphérique.

Nous profitons de notre retour très temporaire dans la vallée pour faire quelques provisions avant de quitter le village par Villaire. Une raide montée de 744 m nous conduira au refuge Bertone, point final de notre journée en 2h.

10.7.05

Tour du Mont-Blance J3-2 Ville des glaciers>col de la Seigne>Refuge Elisabetta ( 2ème partie)




En 727 m de montée, nous atteindrons le col de la Seigne qui marque aussi la frontière avec l’Italie. Avant de redescendre sur un chemin sans difficulté sur le refuge Elisabetta (2258m) ou nous passerons la nuit. Rien d’extraordinaire sur ces passages. Les sommets italiens sont toujours dans les nuages, mais le soleil arrive de plus en plus souvent à les percer.

Cette journée sera la seule journée des ampoules aux pieds. Et j’en ai eu le privilège ! En fait, rien de bien grave cela me donne juste l’occasion d’évoquer ce problème bien connu des randonneurs. Nous avions tous des chaussures ayant de nombreuses heures de marche, conditions indispensables pour éviter des problèmes. Je m’étais protégé les zones habituellement touchées et c’est bien entendu ailleurs que j’ai eu ma seule ampoule de la randonnée. Ampoule que je me suis empressé de percer à mon arrivée au refuge. Erreur ! m’a dit mon médecin au retour, car les risques d’infections son accrus. Je vous laisse en débattre dans les commentaires.


A l’approche du Refuge Elisabetta, mes amies les marmottes ont fait des apparitions de plus en plus fréquentes me donnant ainsi autant d’occasion de leur tirer le portrait.

Tour du Mont-Blanc J3-1 Col de la Croix du Bonhomme (2483M) - Col des Fours (2433m)- Ville des Glaciers (1789M)



A l’aube de ce troisième jour, on sent que la météo évolue favorablement. Les couleurs du ciel, la blancheur de la neige fraichement tombée la veille et l’éclairage rasant des premiers rayons de soleil nous donnent le privilège d’admirer des paysages que mes yeux ne cessent de contempler.


Même les bouquetins se sont approchés du refuge de la Croix du Bonhomme, ce qui ne semble pas être dans leurs habitudes selon le gardien du refuge. Leurs silhouettes se détachent comme des ombres chinoises sur la crête voisine. Nous quitterons cet endroit pour nous rendre en Italie. Nous choisissons de passer par le col des Fours (2716m) afin d’éviter la descente sur les Chapieux. Certains topos ne recommandent pas cet itinéraire en début de saison à juste titre car la descente sur La Ville des Glaciers (1789m) est plutôt abrupte. Donc, si le terrain est glissant soit à la suite de pluies soit par la présence de névés, mieux vaut éviter. Ceci dit, les mules empruntent aussi ce chemin mais il faut bien reconnaître qu’elles ont quatre pattes pour s’accrocher à la pente. Nous avons trouvé également apprécié le fait que ce parcours soit moins fréquenté. Non pas que la présence des mamies en provenance du Japon soit gênante, mais simplement pour être un peu plus en communion avec la nature. Car il n’y pas que dans le tunnel qu’il y a surcroît de passage. Les chemins du TMB semblent aussi populaires que certaines avenues piétonnes de nos centres villes. Les refuges sont également des lieux où il vaut mieux réserver sa place des mois à l’avance. Dans notre cas, Jean-Marc s’était chargé de cette tâche dès le mois de mai. Trop tard pour certains refuges ! Nous avons du adapter notre parcours en fonction des disponibilités.

Revenons à notre itinéraire. Nous étions dans la descente du Col des Four où un seul névé résistait encore à la chaleur. Partis à 8h du refuge, nous étions aux environs de 11h dans le chalet d’alpage de Ville des Glaciers. Cette halte initialement prévue pour nous ravitailler en Beaufort nous a permis de prendre une leçon de fabrication de cet excellent fromage. Savez-vous par exemple que le petit lait contient encore 10% de crème. Et que bien entendu, les fromagers récupèrent cette crème pour en faire du beurre.

9.7.05

Tour du Mont-Blanc J2- Les Contamines>Col de la Croix du Bonhomme (2483M)

La pluie a cessé pendant la nuit, mais les nuages sont encore là ce matin. Nous allons donc attaquer les choses sérieuses avec une montée de 1119 m jusqu’au Col du Bonhomme et refuge du même nom. Le temps d’une photo de la chapelle initialement construite au XIIème siècle au fonds de ce vallon, je me demande comment le clergé de l’époque opérait pour mobiliser les fonds et les forces nécessaires pour construire de tels édifices au milieu de nulle part.


Oubliant cette période d’évangélisation intense des pays de Savoie, nous nous prêtons à rêver d’Anibal dès le départ de la voie romaine. Car nous suivons les traces des romains qui empruntaient cette route du sel le long du tumultueux torrent du Bon Nant. Le rythme cardiaque s’accélère immédiatement car la pente est raide au début. Celle-ci nous emmènera jusqu’au chalet-hôtel du Nant-Borrant (1460m).

Le chemin devient ensuite beaucoup aisé, jusqu’au dernier névé avant la dernière côte qui nous permettra de déboucher au col du Bonhomme balayé par le vent. Les nuages sont toujours là. Dans une certaine mesure je les apprécie car ils contribuent à faire baisser la température et je m’en porte que mieux pour tirer mes 95kg (plus le sac) sur ces sommets.

Petit détail technique, je marche avec un cardiomètre afin de pouvoir être en mesure de réguler mon rythme cardiaque et surtout éviter de me mettre dans le rouge. A 56 ans, je ne dois en théorie pas dépasser 144 pulsations minutes faute d’engendrer une fatigue excessive. Alors dès que j’atteins ce niveau, il suffit que je ralentisse un peu. Mais dans les montées que cela soit à pieds ou en vélo, j’ai l’impression que mon corps ressemble à un boulet ou une ancre marine qui me colle au sol. Autant vous dire que je suis arrivé au sommet du col à 145. Pour cette première étape de montée nous étions dans les temps annoncés par les panneaux. Temps en général callés sur une capacité de montée de 300m/heure. Nous reviendrons sur ces données.
Demain sera autre chose !...

8.7.05

Tour du Mont-Blanc J1- Les Houches>Les Contamines

Chamonix, Vendredi 8 juillet 2005 -Sans rentrer dans trop de détails, nous avons passé notre première nuit dans un camping car garé aux Bossons. Ma nuit à largement été perturbée par le bruit incessant des camions qui se rendent à la plateforme d’accès au tunnel du Mont-Blanc. Ces quelques heures dans la vallée de Chamonix m’ont permis de comprendre les raisons du combat des habitants pour trouver une alternative au transport routier des marchandises. Bref, en ce qui nous concerne nous voilà parti pour 7 jours et ce n’est pas le temps plutôt couvert qui pourra nous arrêter. Nous sommes donc deux familles avec trois ados et de gros sacs sur le dos.

La première partie de cette première étape qui doit nous conduire aux Contamines sera aisée car nous empruntons le téléphérique des Houches pour la modique somme de 9 Euros par personne ! Nous découvrons un peu tardivement qu’ils pratiquent des prix pour des tribus de notre style et nous renégocions donc nos tarifs afin de gagner quelques Euros.

Au sommet les nuages se font vraiment menaçants. Nous abondons donc l’idée de faire la variante par le col du Tricot pour rejoindre directement Les Contamines par le col de Voza, Le Fioux, Tresse. A midi, la pluie nous rejoignais et nous donnais a peine le temps de trouver un abri pour sortir un morceau de tomme et saucisson de nos sacs. Sacs qui s’avèrent lourds pour les femmes du groupe. Le miens faisait 12kg au départ, celui de ma femme probablement une dizaine de kilos. C’est toujours un problème de choisir entre le minimum et le confort d’un parapluie dans mon exemple et d’une corde de 5mm qui est depuis de nombreuses années un peu mon assurance vie. Mon Nikon et son téléobjectif sont également une source non négligeable de ce surpoids. Les médecins du sport préconisent un poids de charge qui ne devrait pas dépasser 7% du poids du corps de la personne pour éviter tout problème ligamentaire et bien entendu musculaire.

Chantal, avait des inquiétudes avant le départ pour un genou défaillant. He bien, le genou en question n’ira pas plus loin que Les Contamines où le médecin de service lui donnera aucun espoir. Félix (10 ans) restera solidaire de sa maman et profitera malicieusement de la voiture qui les ramènera à Chamonix le soir même. Pour notre part, le dortoir du camping du Pontet à Notre Dame de la Gorge sera notre étape. Je vous recommande la croûte au fromage du resto voisin, elle y délicieuse.

Demain fera l’objet d’un autre billet….

6.7.05

Tour du Mont-Blanc en 7 jours

Avec ce billet je commence la publication des résultats de notre Tour du Mont-Blanc en 7 jours que nous avons réalisé entre le 8 et le 14 juillet 2005 avec deux familles de bons marcheurs. A la fin (nous en reparlerons) nous étions encore cinq: Deux papas, une maman et deux ados de 13 et 14 ans. Nous connaissions pas vraiment le parcours, mais nous en avions fait quelques morceaux. Notre guide à donc été Internet et un topo trés détaillé de la Fédération Française de Randonnée "Tour du Mont-Blanc".

Commençons donc par vous donner quelques détails techniques avec en premier lieu le détai des étapes avec des prix, téléphone et une durée approximative des itinéraires. Ces durées peuvent varier en fonction de votre forme, de la météo et dans certains cas du parcours que vous aurez effectivement choisi pour relier un refuge à un autre. Je vous propose également en téléchargement ici la Check-list (au format excel) utilisé pour préparer cette randonnée.




26.2.05

Col de Balme - La Clusaz 26 février 05

Après une semaine de grisaille et de giboulée voici que Zeus ce décide enfin à ouvrir son rideau célèstre pour nous laisser entrevoir la chaine du Mt Blanc depuis le col de Balme à La Clusaz. Accessoirement, si quelqu'un peut m'expliquer comment enlever les traces fonçées sur les photomerges que je réalise avec Photoshop Element 2.... j'apprécierai.

Dommage que je n'ai pas eu mon Arva et que je fusse seul car la Combe de Belachat toute proche m'appelait en me signalant ses pentes de poudreuse que d'autres ont été rayer ce matin.



Ceci ne m'a pas empéché de rester en admiration devant ce paysage que je ne cesse de contempler années après années... avec l'espoir de pouvoir un jour me réincarner en choucas.

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